Plon, Novembre 2010
essai
«De tous mes livres de philosophie et de spiritualité, celui-ci est certainement le plus accessible, mais sans doute aussi le plus utile. Car ce n'est pas un savoir théorique que je cherche à transmettre, mais une connaissance pratique, la plus essentielle qui soit : comment mener une vie bonne, heureuse, en harmonie avec soi-même et avec les autres. Ce que je dis ici avec des mots simples et des exemples concrets, comme au cours d'une conversation avec un ami, est le fruit de trente années de recherches et d'expériences.
Mon témoignage personnel importerait peu s'il n'était éclairé par la pensée des philosophes et des sages de l'humanité qui ont marqué ma vie : le Bouddha, Confucius, Socrate, Aristote, Épicure, Épictète, Jésus, Montaigne, Spinoza, Schopenhauer, Lévinas parmi d'autres.
Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie, c'est passer de l'ignorance à la connaissance, de la peur à l'amour.»
Frédéric Lenoir est philosophe et écrivain. Il est notamment l'auteur de La Rencontre du bouddhisme et de l'Occident ; Le Christ philosophe et Socrate, Jésus, Bouddha. Il a aussi écrit une pièce de théâtre - Bonté divine ! - et plusieurs romans dont La Promesse de l'ange (avec Violette Cabesos) et L'Oracle della Luna, qui ont connu un succès international.
Grasset, Janvier 2008
chronique satirique
«Même parvenu, Notre Précieux Souverain ne trouva point la paix en lui-même, tant il restait secoué en continu par des nervosités. Qui l'a vu fixe et arrêté ? Il ne bougeait que par ressorts. Si vous le retardiez dans sa course, vous démontiez la machine. Il marchait des épaules avec une façon personnelle de se dévisser le cou, remuant par courtes saccades comme s'il était engoncé dans un costume que lui taillait pourtant à sa mesure un artiste italien de renom. (...) Quand il parlait en public, plusieurs fois dans une même journée, il se rengorgeait ainsi qu'un pigeon et se livrait à de curieuses contorsions pour animer ses dires...»
Amusé, atterré, ébloui, agacé par la passion, l'amour et l'attention que suscite notre nouveau président - notre nouvel empereur, devrait-on dire -, Patrick Rambaud s'est lancé dans une chronique un peu particulière : conter, au jour le jour, l'éclosion de ce nouveau monarque, se fondant sur des faits vrais, mais dans l'esprit, avec la drôlerie et la cruauté de Saint-Simon... Dans cette chronique irrévérencieuse, on croise ainsi un souverain trépidant, une impératrice pincée qui règne sur son empereur, un dauphin de dix ans, des ministres empoudrés et fébriles, un duc de Bordeaux tragique, des barons à genoux...
Rien n'échappe à la plume de notre chroniqueur, ni le short, ni le renouveau de la lampe Empire, ni les flagorneries des princes, ni les courbettes des petits marquis... ni, enfin, la folie amoureuse d'autres chroniqueurs et portraitistes un peu moins agacés.
Actes Sud, Janvier 2011
roman policier
La jeune Erica Falck a déjà une longue expérience du crime. Quant à Patrik Hedström, l'inspecteur qu'elle vient d'épouser, il a échappé de peu à la mort, et tous deux savent que le mal peut surgir n'importe où, qu'il se tapit peut-être en chacun de nous, et que la duplicité humaine, loin de représenter l'exception, constitue sans doute la règle. Tandis qu'elle entreprend des recherches sur cette mère qu'elle regrette de ne pas avoir mieux connue et dont elle n'a jamais vraiment compris la froideur, Erica découvre, en fouillant son grenier, les carnets d'un journal intime et, enveloppée dans une petite brassière maculée de sang, une ancienne médaille ornée d'une croix gammée. Pourquoi sa mère, qui avait laissé si peu de choses, avait-elle conservé un tel objet ? Voulant en savoir plus, elle entre en contact avec un vieux professeur d'histoire à la retraite. L'homme a un comportement bizarre et se montre élusif. Deux jours plus tard, il est sauvagement assassiné...
Dans ce cinquième volet des aventures d'Erica Falck, Camilla Läckberg mêle avec une virtuosité plus grande que jamais l'histoire de son héroïne et celle d'une jeune Suédoise prise dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. Tandis qu'Erica fouille le passé de sa famille, le lecteur plonge avec délice dans un nouveau bain de noirceur nordique.
Née en 1974, Camilla Läckberg est l'auteur d'une série de romans policiers mettant en scène le personnage d'Erica Falck. Ses ouvrages caracolent tous en tête des ventes en Suède comme à l'étranger. Dans la collection "Actes noirs" ont déjà paru La Princesse des glaces (2008), Le Prédicateur (2009). Le Tailleur de pierre (2009) et L'Oiseau de mauvais augure (2010).
Liana Levi, Janvier 2011
roman
Dix ans, ou peut-être onze. Enaiat ne connaît pas son âge, mais il sait déjà qu'il est condamné à mort. Être né hazara, une ethnie haïe en Afghanistan par les Pachtounes et les talibans, est son seul crime. Pour le protéger, sa mère l'abandonne de l'autre côté de la frontière, au Pakistan. Commence alors pour ce bonhomme «pas plus haut qu'une chèvre» un périple de cinq ans pour rejoindre l'Italie en passant par l'Iran, la Turquie et la Grèce. Louer ses services contre un bol de soupe, passer les frontières dissimulé dans le doublefond d'un camion, braver la mer en canot pneumatique, voilà son quotidien. Un quotidien où la débrouille le dispute à la peur, l'entraide à la brutalité. Mais comme tous ceux qui témoignent de l'insoutenable, c'est sans amertume, avec une tranquille objectivité et pas mal d'ironie, qu'il raconte les étapes de ce voyage insensé.
Fabio Geda est né en 1972 à Turin où il vit toujours. Éducateur, collaborateur de La Stampa, il a publié deux romans avant d'entendre Enaiatollah Akbari raconter son histoire il y a quelques années au Centre interculturel de Turin. Bouleversé par son récit, séduit par son authenticité, il prend le soir même la décision de bâtir un livre à quatre mains. Depuis sa sortie en avril 2010, Dans la mer il y a des crocodiles s'est vendu à près de 200 000 exemplaires en Italie.
Actes Sud, Janvier 2011
essai littéraire
"Ce livre, j'aurais voulu ne jamais l'écrire. Il parle de Stieg, de notre vie commune, mais aussi de ma vie sans lui. Il m'a été arraché par une crise cardiaque le 9 novembre 2004, juste après avoir rendu les trois tomes de Millenium à son éditeur. Il n'en a donc jamais connu le succès immense. Au moment de sa mort, je n'étais pas avec lui. Cela aurait-il fait une différence si j'avais été là ? Je ne le saurai évidemment jamais, mais j'aime à le croire ; le fait d'être ensemble transformait formidablement chaque instant de notre vie.
«Stieg Millenium», l'auteur de polars à succès, est né avec la parution du premier tome de la trilogie, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes. Mais l'homme que j'ai aimé, mon compagnon de vie, mon allié en tout et avec lequel j'ai cheminé pendant trente-deux ans, l'homme tendre, enthousiaste, drôle, engagé, généreux... le journaliste, le féministe, le militant..., ce Stieg-là est né le 15 août 1954."
A travers le regard privilégié de la compagne de Stieg Larsson, Millenium apparaît comme bien plus que la série policière connue dans le monde entier. C'est une allégorie de la lutte permanente et individuelle pour la morale et la justice - des valeurs pour lesquelles Stieg se battait depuis toujours. Eva Gabrielsson a décidé de nous donner ici les clés de la genèse de Millenium. Si ces livres reflètent pour elle une vie et un amour partagés, ils sont aussi liés à des moments terribles. Dont le dernier : parce qu'ils n'étaient pas mariés, Eva Gabrielsson s'est retrouvée privée de l'héritage de son compagnon. Aujourd'hui, elle se bat pour obtenir le droit moral sur Millenium, ainsi que sur l'ensemble de textes politiques de Stieg Larsson.
Eva Gabrielsson est architecte et coauteur, avec Gunnar von Sydow, de Sambo - ensammare ån du tror (Concubin, plus seul que tu ne le penses), paru en Suède chez Blue Puhlishing.
Avec la collaboration de Marie-Françoise Colombani. Marie-Françoise Colombani est éditorialiste au journal Elle et auteur, entre autres, de Pour l'amour de Massoud (XO), avec Sédiqa Massoud et Chekeba Hachemi, et de Maintenant (Hachette Littératures), un livre d'entretiens avec Ségolène Royal.
Grasset, Janvier 2008
roman
Hommage discret à Lewis Carroll, l'héroïne traverse réellement le miroir lorsqu'elle se découvre un cancer. Chez Lady Cobalt comme dans le laboratoire du Grand Chimiste, elle converse avec des objets magiques et des personnages extravagants : la Licorne, Cherubino Balbozar, le Grincheux, le docteur H., les Contrôleurs, la Plume, l'Attrape-Lumière... Persécutée par les uns, protégée par les autres, la dame aux turbans se joue des épreuves et devient la Reine Alice.
Lydia Flem a l'élégance de parler de choses graves avec tendresse, humour et malice. D'une grande intensité, ce roman invente une langue pour dire le désarroi qui peut nous mordre à certains moments de l'existence : entre rires et larmes.
Membre de l'Académie royale de Belgique, Lydia Flem publie ici son dixième livre. Elle est traduite en une quinzaine de langues.
Grasset, Septembre 2010
biographie
Avant d'être une marque de cosmétiques, Helena Rubinstein eut un destin. Et quel destin, quelle incroyable aventure ! On connaissait la milliardaire couverte de bijoux peinte par Dali ou Picasso, l'impératrice de la beauté qui transforma l'image de la femme en lui tendant le miroir de la jeunesse éternelle, la travailleuse acharnée qui parcourait la planète au pas de charge, s'arrêtant à peine dans l'une de ses sublimes demeures, mais savait-on que cette «Hearst à l'échelle féminine» fut d'abord une petite Polonaise ? Née en 1 872 dans le quartier juif de Cracovie, aînée d'une famille de huit filles, Helena sut dire non aux conventions. Elle resta libre et imposa sa vision. De l'Australie où elle s'exila à l'âge de 24 ans, pionnière des soins de beauté, à New York où elle mourut princesse cosmopolite à 93 ans, la vie d'Helena Rubinstein fut un roman. Un roman où se croisent tous les talents de l'époque, de Poiret à Chanel en passant par Louise de Vilmorin, une saga éblouissante, faite de krachs boursiers et de chagrins d'amour, de drames conjugaux et de diamants croqués.
Sous la plume vive de Michèle Fitoussi, Helena Rubinstein est l'illustration en actes d'un siècle de conquêtes pour les femmes, par les femmes : «Si je ne l'avais pas fait, d'autres que moi l'auraient fait.»
Éditorialiste à Elle, Michèle Fitoussi est l'auteure de plusieurs documents parmi lesquels La Prisonnière (1999), avec Malika Oufkir, best-seller vendu dans le monde entier, et de romans parmi lesquels Le dernier qui part ferme la maison (2004) et Victor (2007, adapté au cinéma).
Grasset, Février 2011
documentaire
Le site WikiLeaks a révélé en l’espace de quelques mois plus de scoops que le Washington Post en trente ans. Exactions de l’armée américaine en Irak ; minutes du pro-cès Dutroux ; faillite économique de l’Islande ; dévoile-ment des secrets les mieux gardés de la diplomatie interna-tionale… En décembre 2010, « l’affaire WikiLeaks » explose, et son fondateur, Julian Assange, personnage énigmatique et fascinant, mis en cause dans une série de scandales (réalité ou conspiration ?), fait la Une des mé-dias du monde entier.
Aujourd’hui, pour la première fois, un témoin raconte de l’intérieur la poudrière WikiLeaks : Daniel Domscheit-Berg fut longtemps le porte-parole et numéro 2 de ce site destiné à « fuiter » les informations les plus confidentielles de la planète. Il raconte tout. Qui envoie, reçoit, gère, filtre l’information ? Comment fonctionne le site en interne ? Qui y travaille ? Pour qui, pour quoi et pour combien ? A qui profitent les fuites ? à qui nuisent-elle ? Et qui, enfin, le mystérieux Julian Assange est-il réellement ?
Né en 1978, Daniel Domscheit-Berg, programmeur infor-matique surdoué, a dirigé WikiLeaks aux côtés de Julian Assange de 2007 à 2010. Il travaille aujourd’hui à la mise au point de son propre site d’information.
Conseils de lecture des bibliothécaires.
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